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01/01/2014

MEILLEURS VŒUX 2014

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Commentaires

Bonjour ,
lecteur assidu de ton blog , j'aimerais connaître ton jugement critique sur une vidéo " entretien avec Francis Cousin " que j' ai vue sur Agoravox videos , Francis Cousin qui est l' auteur d' un livre "l'être contre l' avoir " dont certaines analyses recoupent les miennes mais qui me laisse "interrogatif " sur certaines de ses affirmations , notamment sur la substitution du prolétariat "européen " par les immigrés africains et du Moyen-Orient , qui peuvent induire une proximité avec l' extrême-droite malgré un discours basé sur le marxisme.

Amicalement

J.M. Vidal

Écrit par : Vidal jean-Marie | 06/01/2014

Très bonne année 2014 à toute la famille !
Bises
Valérie

Écrit par : Valérie | 07/01/2014

Pour JM Vidal.
Meilleurs vœux à toi et aux tiens. Je cogite avant de te répondre car F. Cousin c'est du lourd en matière de marxisme revisisté, du type " Dans la communauté de l’être, le Tout est la sacralité du vivre puisque la totalité du vivre est sacrale, c’est-à-dire, selon la vieille racine indo-européenne SC, radicalement in-appropriable et non-monnayable en un univers de primordialité indivisable et indivisée où la tri-fonctionalité aliénatoire des cristallisations sociales séparées (prêtres, guerriers, producteurs…) est encore ignorée puisque le travail monétaire du dissociant pour l’échange et le profit hétérogénéisant ne s’est pas encore substitué au produire anti-mercantile pour la vie homogène". Mais je m'y colle!
A bientôt!

Écrit par : Reboussie | 08/01/2014

Pour F.Cousin (et en référence à une lecture particulière de Marx qui, selon lui, a tout compris et donc tout prédit) il existe(rait) un monde de l’être qui serait un Eden. Mais ce monde a été asservi par le monde de la marchandise, « le monde de l’avoir » qui s’avère une Léviathan orwellien. Dans ce dernier tout est mis en scène et tout est faux destiné à nous maintenir dans une servilité passive, nous le prolétariat, c’est à dire tous ceux qui n’ont pas de pouvoir (ne pas confondre avec des ouvriers ou des cols bleus).
Sont également fausses les catégories politiques qui de l’extrême droite à l’extrême gauche, sont des suppôts de la gestion de la marchandise (du capital). La droite cherchant à conserver des structures précédentes, la gauche tentant de les changer tout en gérant, l’une et l’autre, la marchandise. Ainsi les antifascistes sont des alliés du fascisme, l’extrême gauche est l’alliée de la gauche,… Comme il n’y a plus rien à conserver ou à changer, il ne reste que des écuries électorales ! La seule chose qui effraie le capital réside dans les mouvements radicaux (la commune de Paris, le POUM espagnol, les mouvements hors syndicats,…) qu’il convient d’éradiquer par tous les moyens.
Par ailleurs le capital a besoin d’une armée de réserve pour lutter contre la baisse tendancielle du taux de profit et la radicalité montante de certains travailleurs. Il aspire donc à faire venir des immigrés qui, d’abord quantitativement, pèseront sur l’offre de travailleurs. Qui, ensuite, apporteront une contre culture calme aux tendances revendicatrices des européens. Ces immigrés provenant de civilisations du temps immobile (Asie, Afrique) n’ont pas la fibre révolutionnaire à l’instar des travailleurs européens qui sont conditionnés par une culture rétive. Une collusion entre le patronat et la gauche favorise cette émigration, de même que l’église catholique qui s’est calvinisée, assiste ce courant.

Remarque 1 : L’Eden de la société de l’être qu’esa co ? La référence n’est jamais vraiment ni développée, ni illustrée. Est-ce une métaphore rousseautiste du « Bon sauvage » ? Pour ma part, il manque cet éclairage du MODE DE PRODUCTION envisagé car c’est bien là que le bât blesse. Les rapports de production qui en découlent conditionnent les relations entre les individus. C’est la base même le l’action révolutionnaire que de s’attaquer à ce mode de production.
Remarque 2 : L’impact de l’immigration dans l’armée de réserve exploitable par le capital est quantitativement évident. La main d’œuvre paupérisée, voire sans papier, offre au patronat des ressources utiles pour peser sur les salaires et abaisser les conditions de travail en s’alignant toujours sur le moins disant. Les grands chantiers du BTP sont des exemples vivants de ce phénomène. Toutefois, je suis plus réticent quant à la dimension « apaisante » de ces immigrés. Certes leur civilisation « du temps immobile » appelle des comportements sociaux différents mais pas forcément moins revendicatifs. Si les africains, les maghrébins, asiatiques,... se révoltent moins, cela me semble plutôt dû à leur conditions de précarité qu’à leurs natures profondes. Cette confusion me paraît un dérapage vers des thèses un tantinet frontistes ! Il semble aussi utile de modérer cette vision « raciste » en remarquant que les migrants de l’Europe centrale possèdent (hormis les roms) des qualifications sérieuses (voire des savoir faire un peu oubliés chez nous) qui les classent dans des catégories différentes plus susceptibles de recourir à l’action syndicale classique.

Écrit par : Reboussie | 19/01/2014

Merci pour ta réponse sur F.Cousin.
Ah! j'avais oublié :Bonne et heureuse année 2014 y per molts anys.
JMV

Écrit par : JMV | 20/01/2014

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